19.06.2006
Tu te souviens de ton premier livre ?
Mais oui je m’en souviens.
Je m’en souviens même très bien.
Kufstein, l’hôtel Egger, la distribution des prix.
L’estrade, un monsieur, que je ne connais pas, très grand, impressionnant, m’embrasse et me donne un livre entouré d’un ruban.
Le retour à la maison.
La découverte de la couverture, avec le dessin d’une île et un gros titre en bleu, L’île rose.
Je feuillette, c’est un vrai livre.
Attention, pas un livre d’images, pas un livre à colorier, pas un livre écrit avec des grosses lettres, non, j’insiste, un vrai livre, un roman, comme ceux que lit ma maman et elle lit beaucoup ma maman, autant qu' Heure Bleue.
Avec L’île rose de Charles Vildrac, je découvre brutalement le plaisir de la lecture. La magie d’une histoire qui vous embarque, vous emmène vers d'autres rivages, vous fait palpiter, vibrer, trembler pour le héros.
C'est l'histoire de Tifernand, un petit parigot du faubourg Saint-Antoine. Je vis ses aventures, ses angoisses, ses émotions.
Je crains pour Tifernand, je suis Tifernand.
Ce livre m’a accompagné pendant des années et des années au gré des - trop nombreux - déménagements.
Jusqu'au jour où je ne l’ai plus retrouvé.
….
Il y a deux ou trois ans, de passage à La Rochelle – une de mes villes adoptées – je fais un petit tour chez la bouquiniste de la rue Dupaty, près de l’Hôtel de ville. Si vous aimez les livres et n’êtes pas trop allergique à la poussière des vieux bouquins, c’est une adresse sure !
Je n’y étais pas depuis plus de cinq minutes quand je tombe en arrêt devant L’île rose. La même couverture, la même édition. Seule différence celui-là est dédicacé.
Il est à sa place dans la bibliothèque à coté de "Ti-Coyo et son requin" qui fut mon deuxième livre.
Depuis il y en eu d'autres, beaucoup d'autres et ils sont tous là. Je les garde tous, mais comme YL lit autant que moi...
.....
J'ai une vraie grande passion pour les îles.
Ma mère s'est toujours demandée de qui je tenais ça !
Mais ceci est une autre histoire
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