<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Bernie Blues - lois_les_dessous...</title> <description>La mer et les îles... des images et des mots... et le blues</description> <link>http://bernieblues.blogspirit.com/lois_les_dessous.../</link> <lastBuildDate>Wed, 20 Aug 2008 23:01:29 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://bernieblues.blogspirit.com/archive/2008/04/11/lois-les-dessous-d-une-carte-episode-xii.html</guid> <title>XII  -  Loïs, les dessous d'une carte... Kiss me !</title> <link>http://bernieblues.blogspirit.com/archive/2008/04/11/lois-les-dessous-d-une-carte-episode-xii.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Bernie)</author>   <category>Loïs, les dessous...</category>   <pubDate>Thu, 10 Apr 2008 00:15:00 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://bernieblues.blogspirit.com/media/02/00/9c24ac9bad67fe34efe6c9f2a79b50fb.jpg&quot; id=&quot;media-170975&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;9c24ac9bad67fe34efe6c9f2a79b50fb.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;em&gt;Nous sommes toujours à Huntington beach, à quelques pas de la jetée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Vincent’s pub est encore ouvert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nuit est tombée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un couple s’embrasse, ignorant la serveuse qui essuie, sans conviction, d’un air las, son comptoir.&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loïs leva les yeux, rencontra son regard inquiet.&lt;br /&gt;
Partir ? Demain ?&lt;br /&gt;
Elle se sentait étourdie, sans repères. Elle eut comme un vertige &lt;br /&gt;
Le Montana lui paraissait si loin, tellement loin. Elle revit la neige sale, se souvint du froid. Un frisson la parcourut.&lt;br /&gt;
Elle se blottit davantage contre lui, murmura :&lt;br /&gt;
-	Embrasse moi ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maxine gara sa Buick près de la jetée.&lt;br /&gt;
Les néons du Vincent’s pub dessinaient un halo blafard sur le trottoir. Elle distingua la silhouette d’un couple enlacé. Elle eut un vague sourire,  se sentit bêtement indiscrète, détourna son regard vers l’océan.&lt;br /&gt;
Maxine prit une cigarette. Elle aimait sentir la fine douceur du liège de la Player’s sur ses lèvres. Ce petit plaisir l’étonnait toujours. Elle attendit quelques instants avant d’allumer son briquet. La sensation s’estompa, disparut. Elle tira une profonde bouffée. Le parfum sucré du tabac de Virginie l’enveloppa dans un nuage bleuté.&lt;br /&gt;
Elle fit quelques pas sur la jetée. L’air restait doux malgré l’humidité.&lt;br /&gt;
Maxine n’avait pas attendu l’appel de Loïs pour venir la chercher. L’après-midi avait été interminable et la solitude lui paraissait ce soir insupportable.&lt;br /&gt;
La silhouette du couple n’avait pas bougé. Ce baiser n’en finissait pas.&lt;br /&gt;
Elle écrasa sa cigarette et s’avança lentement.&lt;br /&gt;
Loïs l’aperçut la première, réprima une moue de contrariété en s’écartant de Don.&lt;br /&gt;
Don salua Maxine, elle lui tendit la main.&lt;br /&gt;
-	J’aurais reconnu votre voix entre mille.&lt;br /&gt;
Elle ne lui laissa pas le temps de répondre.&lt;br /&gt;
-	Vous n’allez pas passer votre soirée dans ce bar sinistre. Je vous emmène tous les deux chez moi.&lt;br /&gt;
Ils prirent la direction de Newport Beach par la route côtière. Le trajet fut silencieux. Loïs se sentait frustrée. Maxine avait rompu la magie d’une intimité naissante.&lt;br /&gt;
Loïs pressa sa cuisse contre celle de Don. Ce dernier n’osait bouger ne sachant que faire de son bras gauche. Son moignon était douloureux.&lt;br /&gt;
Begonia avenue, un jardin illuminé, une allée de gravier, une grande maison à varangue, éclairée a giorno, une mexicaine imposante, en tablier blanc, qui les accueille sur le pas de la porte.&lt;br /&gt;
-	Maria nous a concocté quelque chose, entrez vite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre toute attente, ce fut un dîner léger, agréable, charmant.&lt;br /&gt;
Don était souriant, détendu, plaisantait, faisait rire Maxine.&lt;br /&gt;
Loïs ne le quittait pas des yeux.&lt;br /&gt;
…&lt;br /&gt;
Vers vingt-deux heures Maxine manifesta sa fatigue.&lt;br /&gt;
-	Il est bien tard. Maria a préparé une chambre pour Don. Je suis un peu lasse, je vais me reposer.&lt;br /&gt;
Loïs la regardait sidérée.&lt;br /&gt;
-	Vous avez certainement des choses à vous dire. Je vous laisse seul.&lt;br /&gt;
Don se pencha vers Loïs, lui murmura quelque chose à l’oreille.&lt;br /&gt;
Elle rosit.&lt;br /&gt;
-	Oh Don, this is silly&lt;br /&gt;
-	I know, but I'm sentimental.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;To be continued…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Copyright &amp; copy - Bernard B. © 2008&lt;/em&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://bernieblues.blogspirit.com/archive/2008/04/08/huntington-beach.html</guid> <title>Huntington beach...</title> <link>http://bernieblues.blogspirit.com/archive/2008/04/08/huntington-beach.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Bernie)</author>   <category>Loïs, les dessous...</category>   <pubDate>Tue,  8 Apr 2008 23:30:00 +0200</pubDate> <description> &lt;em&gt;16 janvier 1949&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://bernieblues.blogspirit.com/media/02/01/16686e517f69d974491bac93dd350dd7.jpg&quot; id=&quot;media-170025&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;16686e517f69d974491bac93dd350dd7.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://bernieblues.blogspirit.com/archive/2007/02/26/lois-les-dessous-d-une-carte-xieme-episode.html</guid> <title>Loïs, les dessous d'une carte. XIème épisode</title> <link>http://bernieblues.blogspirit.com/archive/2007/02/26/lois-les-dessous-d-une-carte-xieme-episode.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Bernie)</author>   <category>Loïs, les dessous...</category>   <pubDate>Sun, 25 Feb 2007 22:25:00 +0100</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://bernieblues.blogspirit.com/images/thumb_Pier_sunset.jpg&quot; alt=&quot;medium_Pier_sunset.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;em&gt;Huntington beach&lt;br /&gt;
Toujours face à la jetée&lt;br /&gt;
15 janvier 1949&lt;br /&gt;
Il va faire nuit&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-	C’est vous Loïs ?&lt;br /&gt;
Elle leva la tête. La serveuse s’était approchée de leur table.&lt;br /&gt;
-	On vous demande au téléphone. &lt;br /&gt;
Don soupira, il n’y arriverait jamais !  Il la regarda s’éloigner. Que cette robe est moche et pourtant, quelle silhouette !&lt;br /&gt;
Loïs prît le combiné et reconnût la voix rauque de Maxine.&lt;br /&gt;
-	Tout va bien ?  Pas de problèmes ?&lt;br /&gt;
Loïs rît.&lt;br /&gt;
-	Mais oui Maxine, rassure-toi. Je ne cours aucun danger, mais je crois que Don a encore des choses à me dire.&lt;br /&gt;
-	Bon, tu m’appelles pour que je vienne te chercher. A tout à l’heure.&lt;br /&gt;
Elle demanda un pot de café et revint s’asseoir. &lt;br /&gt;
-	Je t’écoute. Je ne bouge plus.&lt;br /&gt;
Don prit une longue inspiration, se lança. Il déroula toute son histoire, son stage de radionavigant sur bombardier, son affectation au 17th Bomb Group en Algérie, le départ pour l’Afrique du Nord, le débarquement en Provence, les raids de bombardement,  la flak [*], les obus de 37mm qui explosent vous mettent les nerfs à vif. Et cette peur au ventre, permanente, épuisante qui ne disparut qu’à la fin de la guerre. Il raconta sa vie paisible à Marignane, les vols d’entraînements, de vraies vacances, l’accident, son réveil à l’hôpital, la découverte terrible de sa mutilation, les dernières complications, la prothèse qu’il fallait refaire…&lt;br /&gt;
-	Voilà tu sais tout.&lt;br /&gt;
Don ne tripotait plus sa montre. Il guettait la réaction de Loïs qui l’avait écouté jusque là sans broncher.&lt;br /&gt;
Elle faillit lui dire c’est tout ? Se mordit la langue in extremis, lui sourit, posa sa main sur la sienne.&lt;br /&gt;
-	C’est dramatique ton histoire. J’avais quand même remarqué que tu ne bougeais pas ton bras gauche. Je me demandais s’il s’agissait d’une paralysie de tout le membre supérieur. Cela aurait été une catastrophe.&lt;br /&gt;
Don n’en croyait pas ses oreilles. Elle parlait de tout cela tranquillement. C’est tout juste si elle ne minimisait pas son handicap.&lt;br /&gt;
-	Est-ce que la prothèse te permettra de saisir des objets, de tourner une poignée… ?&lt;br /&gt;
-	Mais oui. Avec la première, qui était pourtant mal adaptée, j’arrivais à me débrouiller.&lt;br /&gt;
-	Avant l’accident, pour la télégraphie, tu manipulais avec quelle main ?&lt;br /&gt;
-	La droite.&lt;br /&gt;
-	C’est parfait. Lors de notre prochain contact radio, nous ferons un peu de morse.&lt;br /&gt;
Don se sentait léger. Cela faisait des semaines qu’il vivait très mal à l’idée de lui révéler son amputation. Il avait redouté un mouvement de recul, une réaction de rejet et voila qu’elle se préoccupait de savoir s’il pouvait faire de la télégraphie.&lt;br /&gt;
-	Parce que toi, tu trafiques en télégraphie ?&lt;br /&gt;
Loïs réagit immédiatement.&lt;br /&gt;
-	Pourquoi, tu crois que c’est un sport réservé aux hommes peut-être ? Non seulement je pratique mais j’ai été admise au A-1 Op. Club [**] il y a près de cinq ans.&lt;br /&gt;
-	Au A-1Op. Club ?&lt;br /&gt;
-	Oui et j’ai vérifié, tu n’en fait pas partie !&lt;br /&gt;
-	Comment en es-tu arrivée là ?&lt;br /&gt;
-	Par la pratique. Pendant des mois j’ai travaillé avec Loretta [3], tu en as entendu parlé quand même. Je te signale que je lis au son à 30 mots minute, sans faute.&lt;br /&gt;
Don était ahuri, rassuré mais ahuri.&lt;br /&gt;
-	Bravo, je suis impressionné, réellement. &lt;br /&gt;
Il y eut un silence.&lt;br /&gt;
-	Me pardonnes-tu mon silence ?&lt;br /&gt;
-	Il n’y a rien à pardonner. Je comprends ta souffrance et ton attitude.&lt;br /&gt;
Elle fit une pause.&lt;br /&gt;
-	Il faut que j’appelle Maxine. Tu as vu l’heure ?&lt;br /&gt;
Depuis un bon moment, ils étaient les seuls clients. La serveuse les regardait.&lt;br /&gt;
Il faisait nuit. La lune apparut derrière la jetée.&lt;br /&gt;
Loïs remit son trench. Don l’attira contre lui, trouva ses lèvres. Elle répondit à son baiser avec une violence qui le surprit. &lt;br /&gt;
La serveuse hocha la tête. Ils avaient mis le temps.&lt;br /&gt;
Don regarda Loïs :&lt;br /&gt;
-	Tu pars demain ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;To be continued…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[1] Flak : Défense anti-aérienne allemande.&lt;br /&gt;
[2]  A-1 Operator Club : Club américain prestigieux qui regroupe les meilleurs opérateurs télégraphie radioamateurs&lt;br /&gt;
[3]  Loretta Ensor assura depuis sa station au Kansas, de 1929 à 1945, la formation au trafic radio en télégraphie de plusieurs centaines de radio-amateurs en particulier de très nombreuses YL.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Bernard B. © 2007&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://bernieblues.blogspirit.com/images/medium_A-1OP-lrg_3.jpg&quot; alt=&quot;medium_A-1OP-lrg_3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Marshall, Ina et Loretta : &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://bernieblues.blogspirit.com/images/medium_family054.jpg&quot; alt=&quot;medium_family054.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 